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Le Testament de Samir Amin : 3. Paupérisation
Noureddine El Aoufi | 4 Novembre 2019

L´accumulation du capital se déroule à l´échelle mondiale et, précise Samir Amin, elle se déploie dans un mouvement irréversible de polarisation. Le captage permanent de la richesse par le « centre » est à l´origine de la paupérisation structurelle, multidimensionnelle qui, au sein de la « périphérie », touche aussi, au-delà des populations défavorisées, les classes moyennes.

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Des dangers du populisme économique !
Hakim Ben Hammouda | 4 Novembre 2019

La fin du marathon électoral de la Présidentielle et des Législatives (en Tunisie) ouvre la voie aux discussions sur les programmes, les visions et les projets, et plus particulièrement dans le domaine économique. Ces discussions sont essentielles et d´une importance cruciale dans notre pays tant la crise économique est profonde et exige de nouvelles réponses afin d´échapper à cette détérioration sans précédent de la situation...

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Le Testament de Samir Amin : 2. Accumulation
Noureddine El Aoufi | 21 Octobre 2019

L´accumulation est un concept générique qui trouve sa définition la plus rigoureuse dans le Capital de Marx. Il a été, par la suite, repris, réinterprété et développé dans plusieurs travaux fondateurs de la « théorie de l´impérialisme », celle-ci ne pouvant se lire qu´en creux dans le Capital. Dans la lignée de Marx, les deux développements les plus pertinents sont, incontestablement, ceux de R. Luxemburg et de V. Lénine.

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Redouane Taouil | 15 Octobre 2019

Le mérite insigne dont il faut créditer la mise en débat du modèle de croissance est d'avoir contribué à rompre le silence sur la détérioration persistante de la conjoncture économique d'ensemble et donné lieu à des exercices de recommandations d'actions à conduire. Ainsi l'été a vu la multiplication de manifestations où think tank et autres experts ou représentants d'organisations professionnelles s'adonnaient à cet exercice. A examiner la kyrielle de mesures prônées, force est de pointer qu'elle déroge aux modalités rigoureuses que sollicite la réflexion sur un « nouveau modèle de développement »...

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Nicolas Moumni | 15 Septembre 2019

Depuis la nuit des temps, des sociétés «traditionnelles» à notre époque moderne, la monnaie objet de désir, de thésaurisation, de cupidité, mais aussi de violence, fascine, intrigue et divise théoriciens et dirigeants politiques sur sa nature et sur son rôle dans les systèmes économiques. Pour les courants classique et néo-classique, la monnaie n'est qu'un instrument neutre facilitateur des échanges, évitant le troc et est sans effets sur l'activité économique....

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Hakim Ben Hammouda | 8 Août 2019

On pensait ce fléau, infamie des temps modernes, totalement dépassé et enterré dans les souvenirs lointains des avilissements de l'homme. On était persuadé que la famine et la malnutrition étaient définitivement effacées de notre univers et que désormais tous les humains pouvaient manger à leur faim et subvenir à leurs besoins...

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Noureddine El Aoufi | 1 Juillet 2019

Samir Amin disait qu´il relisait Marx tous les 20 ans. Sa dernière relecture, il l´a faite à 80 ans en 2001.  Ses travaux théoriques, comme ses engagements politiques, procèdent directement de Marx, sans médiations. Dès lors, penser avec Samir Amin c´est en quelque sorte penser avec Marx. Mais lorsque Samir Amin relit Marx, c´est pour penser le capitalisme et ses transformations à l´échelle mondiale à partir de Marx. Par conséquent, penser avec Samir Amin implique de penser à partir de sa théorie générale

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Hakim Ben Hammouda | 1 Juillet 2019

Quel rôle pour l´Etat dans les sociétés et les économies modernes ? Quelle place lui accorder dans la régulation de l´ordre marchand ? Doit-il se limiter à veiller au bon fonctionnement du marché ou doit-il être plus activiste ? Autant de questions qui sont significatives du retour de l´Etat, ce mal-aimé depuis des décennies, dans le débat public....

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Redouane Taouil | 7 Juin 2019

De nombreuses recommandations de réforme émanant des Assises de la fiscalité partent du leitmotiv que la pression fiscale pèse sur les comportements des entreprises et bride la compétitivité de l'économie nationale. Est-il possible de soutenir une affirmation dans le cas de l´économie marocaine ?

L'exercice de prescriptions qui a marqué les Assises s'est attaché à apporter des justifications à la demande d'allégement des prélèvements obligatoires en puisant dans la doxa fiscale dominante. L'idée de base de ce référentiel est que l'excès des prélèvements obligatoires et l'inadaptation du système fiscal affectent,...

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Noureddine El Aoufi | 3 Juin 2019

Le Maroc s'est engagé, notamment depuis le nouveau règne, dans une stratégie volontariste d'investissements massifs dans les infrastructures : (i) réalisation du port de Tanger Med lancé en 2007 (78 milliards de dirhams d'investissement public et privé) ; (ii) développement du réseau routier (57 334 km) et autoroutier (1 800 km), des voies de chemin de fer dont, cerise sur le gâteau, la Ligne à Grande Vitesse (investissement initial de 20 milliards de dirhams) ; (iii) un réseau portuaire dense (38 ports, dont 13 pour le commerce extérieur) appelé à être « renforcé et modernisé » dans le cadre de la stratégie portuaire nationale 2030 (plus de 6 milliards de dirhams d'investissements sur la période 2017-2021) ; (iv) last but not least, les énergies renouvelables, avec le chantier de la centrale solaire Noor considéré comme le plus grand complexe énergétique solaire au niveau mondial (plus de 3 000 hectares, quatre centrales solaires multi-technologiques Noor, une plateforme de R&D couvrant plus de 150 hectares, d'une capacité totale de 582 mégawatts...

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Noureddine El Aoufi | 13 Mai 2019

Les tensions sociales auxquelles on vient d'assister au Maroc (Hirak du Rif, Hirak de Jerada, etc.) sont l'expression explicite d'un sentiment général que les inégalités sociales, et aussi territoriales, sont devenues insoutenables. Le clivage que traduisent les slogans arborés par les « nouveaux mouvements sociaux »  (partage équitable des richesses, justice sociale, dignité humaine), met en rapport dans un corps à corps irréductible les « masses » ou le « peuple » d'un côté et la classe dirigeante ou « l'élite » de l'autre...

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Redouane Taouil | 24 Avril 2019

On ne compte plus depuis une année des déclarations affirmant à profusion que le niveau de 82% atteint par le ratio dette publique/PIB est porteur de risques de graves déséquilibres macroéconomiques. Ces déclarations, qui se réfèrent au principe de seuil de soutenabilité, présupposent que les chiffres parlent d´eux-mêmes. Ce faisant, elles usent d´un stratagème qui s´avère, à l´examen, sans fondement...

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Noureddine El Aoufi | 22 Avril 2019

Ce qui semble plomber, aujourd´hui, le développement au Maroc, ce sont les inégalités qui, à considérer la montée des tensions sociales, auraient franchi le seuil du soutenable. Les efforts d´investissements entrepris par l´Etat depuis le début du siècle contribuent, certes, à l´accumulation de richesse, mais celle-ci est répartie de façon très inégale. Il ne s´agit pas d´une simple perception, d´un biais psychologique amplifiant les disparités sociales, mais bel et bien d´un fait objectif, massif, systémique. L´hypothèse que les inégalités sont, du point de vue du développement, incapacitantes s´appuie sur le fait qu´elles sont à la fois « formelles », c´est-à-dire appréhendées dans leur dimension monétaire, en termes de distribution du revenu, et « réelles » dans la mesure où elles prennent racine dans dans les domaines de l´éducation, de la santé, du logement,...

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Hakim Ben Hammouda | 15 Avril 2019

Décidément, la Chine inquiète et fait trembler la planète lorsqu'elle va bien... mais lorsqu'elle va mal aussi. Depuis qu'elle occupe la position stratégique qui est devenue la sienne dans l'économie mondiale et qu'elle est la seconde puissance économique mondiale derrière l'économie américaine, plusieurs économistes et analystes pronostiquent qu'elle dépassera le pays de l'oncle Sam dans un horizon relativement court. En effet, l'empire ne cesse de susciter hantises, peurs et angoisses...

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Noureddine El Aoufi | 8 Avril 2019

C´est dans la littérature marxiste (de Karl Marx à Nicos Poulantzas) qu´on trouve une conceptualisation des classes moyennes où celles-ci sont définies en termes à la fois économiques (revenu, patrimoine), socioculturels (niveau d´éducation, diplômes, rôle dans l´hégémonie culturelle), professionnels (administration, professions libérales, intellectuelles) et politico-idéologiques (conscience et position de classe, propension au changement). On a tendance aujourd´hui à ne retenir que le critère revenu (Haut-Commissariat au Plan), qui est, en l´occurrence, un proxy insuffisant. 

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Hakim Ben Hammouda | 28 Mars 2019

Le trentième Sommet de la Ligue arabe se déroule le 31 mars 2019 à Tunis sur fond de crises multiples dans le monde arabe, de déchaînement de la violence et de divergences inter-arabes. Jamais le monde arabe n'a paru aussi divisé avec des contradictions et des divergences aussi fortes entre ses membres au moment où les défis et les agressions extérieures sont importantes. Certes, les institutions arabes, classiques, dont principalement la Ligue arabe ainsi que bien d'autres institutions de coopération politiques et économiques ont toujours cherché à maintenir aussi bien une certaine cohésion qu'un niveau de coopération entre les pays. Mais,...

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Redouane Taouil | 18 Mars 2019

La rhétorique de la dette publique attribue au raisonnement analogique une place insigne. Aussi, use-t-elle de figures qui assimilent l'Etat à un ménage accréditant l'idée que le décideur public doit veiller, à l'instar d'un bon père de famille, à la mise en place d'une gestion saine des finances publiques en vue de préserver l'équité entre générations. Quoi que largement consacrée, cette assimilation est arbitraire et, son corollaire, la réprobation du déficit public, privée de pertinence.

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Nicolas Moumni | 15 Mars 2019

La flexibilité du Dirham vise une détermination du taux de change d'équilibre par les mécanismes de marché en lieu et place du mécanisme du prix administré par Bank Al-Maghrib. Pour Edwards (1989), le taux de change d'équilibre assure, à la fois, l'équilibre interne correspondant au niveau de la production permettant de mener au plein emploi et à une inflation soutenable et l'équilibre externe qui renvoie au niveau du compte courant pouvant être financé par des capitaux étrangers à moyen terme.

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Redouane Taouil | 6 Février 2019

L'endettement public est systématiquement vu comme un fauteur d'instabilités et un ennemi de la croissance et du bien-être social à long terme. Cette supposée nocivité doit largement à l'utilisation de figures de style qui tiennent l'emprunt public pour un fardeau qui hypothèque les conditions des générations futures par la charge de la dette. Pareille métaphore, qui est partagée dans le forum scientifique comme dans ceux des décideurs politiques et de l'expertise, apparaît, à l'examen, viciée : loin d'éclairer les enjeux de cette modalité de financement du budget public, elle en fausse la compréhension.

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Noureddine El Aoufi | 4 Février 2019

Les échanges entre l'économie et les sciences sociales et humaines ont toujours existé et n'ont jamais cessé : les transactions portent sur les concepts, les théories, les méthodes. L'échange est inégal : l'économie emprunte plus qu'elle ne prête, et les bailleurs vont au-delà des sciences humaines et sociales. Les concepts d'irréversibilité, d'indétermination, de régulation, d'auto-organisation lui viennent de la physique quantique.

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Hakim Ben Hammouda | 17 Janvier 2019

L'histoire ne cesse de nous montrer les relations intimes et tumultueuses depuis la nuit des temps entre l'augmentation de la pression fiscale et les révoltes populaires. Et, notre propre histoire tunisienne nous a fourni des exemples sur les relations fortes de ce couple. La révolte de Ali Ben Ghedahem en 1864 contre le pouvoir beylical en est un exemple vivace jusqu'à nos jours dans la mémoire populaire.

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Nicolas Moumni | 15 Janvier 2019

L´ouverture du compte de capital est le troisième élément du triptyque qui doit achever la logique et le processus de flexibilisation du taux de change du Dirham. Depuis 2007, la libéralisation du compte de capital a été accentuée pour certaines transactions des résidents. S´agissant des entreprises étrangères, le rapatriement de l´ensemble des revenus du capital* investi en devises n´est plus subordonné à l´autorisation de l´Office des changes. Cependant, les  prêts en devises étrangères restaient soumis à cette autorisation.

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Redouane Taouil | 12 Décembre 2018

« A l´usage, les idées se valorisent indûment ». A survoler les commentaires médiatiques ou politiques des évolutions de la dette publique, on songe immanquablement à cette assertion de Bergson. En invoquant à satiété des poncifs, des images et des chiffres, ces commentaires en viennent à cautionner des propos dépourvus de fondements qui, faute de débat, passent pour des évidences.

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Noureddine El Aoufi | 10 Décembre 2018

Développement inclusif. Je suggère maintenant de préciser « ce que construire veut dire » eu égard au modèle de développement inclusif. Dans cette perspective, je vais mobiliser le concept d'« habitat humain » dans la mesure où il incorpore l'exigence du  « vivre ensemble ».

J'ai évoqué plus haut le Rapport du Cinquantenaire, c'est sur la base de son diagnostic et de ses conclusions que l'INDH (2006) a été élaborée pour réduire les pénuries humaines (précarité, vulnérabilité), renforcer les capacités (formation) et favoriser l'inclusion économique et sociale (activités génératrices de revenus).

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Noureddine El Aoufi | 26 Novembre 2018

Je suggère dans un premier temps de préciser « ce que construire veut dire » au Maroc en partant de la Constitution de 2011. La Constitution place le droit au logement au sein de  la taxinomie des « droits et libertés », au même titre que l'éducation, la formation professionnelle, la santé de base, la protection sociale, la couverture médicale, l'emploi, l'accès à l'eau, le développement durable.

Le terme utilisé, le « logement décent », figure également parmi les « priorités impérieuses » dans les discours royaux et il est décrit comme une condition de la « dignité humaine »

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Noureddine El Aoufi | 24 Novembre 2018

Najib Bouderbala est mort aujourd´hui. Les sciences humaines et sociales perdent une voix forte, ayant porté la sociologie marocaine, notamment rurale, au-delà des frontières. C´est aussi une voie de recherche pertinente, séminale qui perd ainsi un esprit brillant, fécond, hors pair. Ses travaux profonds, exigeants, créatifs,...

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Nicolas Moumni | 15 Novembre 2018

Historiquement un certain degré d'indépendance monétaire de Bank Al-Maghrib avait été obtenu grâce à une politique de taux de change fixe et au contrôle du compte de capital. Le taux de change du Dirham a été utilisé comme l'ancre nominale pour le niveau général des prix et l'évolution des salaires.  Parmi les arguments utilisés dans la transition vers le régime de change flexible du Dirham, les autorités monétaires marocaines se sont appuyées, notamment, sur la théorie monétariste standard selon laquelle la flexibilité de change permet d'augmenter l'indépendance de la politique monétaire. Cette dernière devrait être mobilisée dans la politique de stabilisation macroéconomique.

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Redouane Taouil | 5 Novembre 2018

Il est de plus en plus fréquent de lire ici et là, que le diagnostic sur la qualité de la croissance étant établi, il est temps de formuler des recommandations et de concevoir des mesures de politique publique. Un tel propos se prête à contestation à un double titre : outre qu´il y a loin entre la réalité des observations parcellaires sur le modèle de croissance et l´élaboration argumentée d´un tel diagnostic, celle-ci est un préalable obligé à la réflexion sur les voies à emprunter.

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Hakim Ben Hammouda | 29 Octobre 2018

Sommes-nous sur la voie de la désindustrialisation ? Une question importante et en même inquiétante tant le développement de notre pays a été porté par celui de l´industrie et de sa diversification. En effet, très tôt après la sortie de la colonisation, le pari de l´industrie a été pris par les pères fondateurs de l´indépendance. Ainsi, l´Etat se met à la tâche et entame le développement industriel de manière volontaire à travers les pôles régionaux de développement, lancés dès le début des années 1960 et dont l´objectif était de construire une dynamique de développement régional afin de sortir les différentes régions de leur léthargie et en même temps, d´échapper au modèle rentier hérité de la période coloniale. Cet effort d´industrialisation sera renforcé dans les années 1970 au secteur privé ainsi qu´aux entreprises étrangères à travers les efforts de promotion des exportations.

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Redouane Taouil | 8 Octobre 2018

A examiner les termes du débat public sur le modèle de croissance au Maroc, on s´aperçoit qu´ils sont plus marqués par la profession d´opinions et l´affirmation de positions que par des échanges d´arguments et des réflexions ordonnées sur les performances de l´économie nationale et la réorientation des politiques publiques.

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Hakim Ben Hammouda | 27 Septembre 2018

Le débat bat son plein depuis quelques semaines sur l´avenir du gouvernement. Entre les partisans de la « stabilité » et ceux qui sont favorables à « un changement en profondeur », les polémiques et les débats ne cessent d´alimenter la sphère publique, laissant une grande inquiétude et de grandes interrogations sur l´avenir de cette crise politique qui pèse de tout son poids sur la transition démocratique en cours.

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Noureddine El Aoufi | 15 Septembre 2018

Ce fut le professeur Abdelaziz Belal (1932-1982) qui, le premier, m'introduisit à la pensée de Samir Amin (économiste égyptien décédé le 12 Août 2018) dans le cadre du cours « Problèmes structurels de développement » qu'il dispensait à la Faculté de Droit de Rabat au début des années 1970. C'est, précisément, grâce à ce cours difficile, théorique, exigeant mais que les qualités pédagogiques exceptionnelles de A. Belal savaient rendre compréhensible à des étudiants de troisième année de licence (ancienne licence) et tout aussi passionnant et stimulant, c'est donc grâce à ce cours que j'ai pu prendre conscience, pour la première fois,...

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Nicolas Moumni | 15 Septembre 2018

La dépréciation potentielle du Dirham suite au passage du régime de change à la flexibilité augmente l'occurrence d'une inflation importée. Le régime de change fixe est souvent choisi par les pays en développement ou émergents en vue de faciliter la stabilité relative de leurs prix. D'après Calvo et Reinhart (2001), la transmission (le pass-through) des variations des taux de change aux prix domestiques serait d'environ quatre fois plus forte dans les pays émergents que dans les pays développés. 

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Hakim Ben Hammouda | 13 Septembre 2018

Les citadelles, qui ont résisté longtemps aux assauts, semblent assiégées et toute la question est de savoir si elles sauront tenir comme elles l'ont fait depuis longtemps. Les citadelles, ce sont les Banques centrales, et les assaillants, ce sont les hordes de populistes à travers le monde qui veulent remettre en cause le dogme de l'indépendance de ces banques qui a été mis en place...

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Les économistes du développement admettent, quasiment tous aujourd´hui, qu´en matière de développement économique, une mutation majeure est amorcée pour aller vers une économie globale fondée sur la connaissance et l´interconnexion des acteurs.

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Hakim Ben Hammouda | 2 Août 2018

Le bonheur est-il toujours dans la macroéconomie comme il l'était dans le pré pour reprendre le titre du savoureux film d'Etienne Chatillez sorti en 1995 ? En tout cas, cette question est au coeur d'un dialogue de sourds en Tunisie entre le gouvernement d'un côté et la population de l'autre. Un dialogue de sourds ? Même plus ! Un dépit amoureux entre un gouvernement et son peuple. Le gouvernement ne cesse de présenter ses maigres résultats macroéconomiques pour en faire les signes d'un début de redressement de la situation économique de notre pays et d'un motif d'espoir pour l'avenir. Il va jusqu'à promettre sur la base de ses résultats que l'année 2018 sera la dernière année difficile et que les portes du paradis s'entrouvriront à l'aube de la prochaine année.

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Redouane Taouil | 1 Août 2018

« La Marquise est presque toujours sortie à cinq heures ». Le débat sur le modèle de croissance au Maroc semble bien conforter cet adage. Une assertion, répétée à satiété, y tient, en effet, lieu d'une évidence cardinale : le modèle de croissance, fondé sur la demande intérieure, manifeste des limites dont le dépassement nécessite une stratégie de promotion des activités exportatrices. Le recours à des arguments d'autorité à travers la référence à la Banque mondiale participe largement de cette consécration comme l'atteste la réception des propos d'Emmanuel Pinto Moreira, économiste auprès de l'institution de Washington. A interroger les soubassements de ces propos, ils apparaissent bien fragiles.

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Hakim Ben Hammouda | 26 Juillet 2018

L'hypothèse de la société ouverte constitue probablement l'un des fondements de la légitimation des sociétés démocratiques et capitalistes dans leur guerre idéologique contre d'autres régimes politiques, notamment les régimes socialistes et les régimes totalitaires. Cette idée s'est développée dans différents travaux philosophiques et politiques au début du 20e siècle mais sera consacrée par le livre du philosophe autrichien Karl Popper avec son essai « La société ouverte et ses ennemis » publié en 1945 et aux premiers jours de la guerre féroce qui va opposer les régimes socialistes et les régimes capitalistes mettant le monde au bord du précipice.

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Noureddine El Aoufi | 16 Juillet 2018

J´ai écouté une conférence prononcée par Emmanuel Faber, PDG de Danone devant les étudiants d´une grande école de commerce française. Il a démarré son speech avec un gentil « récit » très personnel, emprunt d´émotion et fleurant bon la sincérité : l´histoire de son frère « qui aimait la terre, l´agriculture, les paysans ».

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Redouane Taouil | 9 Juillet 2018

L'adoption d'une stratégie fondée sur la demande extérieure est largement vue comme une alternative au modèle de croissance à l'oeuvre censée être tirée par la demande domestique. Cette position, dérivée à partir d'une interprétation erronée de l'équation de la demande globale est, à l'examen, infondée.

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Hakim Ben Hammouda | 5 Juillet 2018

Sans conteste, le débat public sur les questions économiques a connu une transformation majeure après la Révolution. Dans le sillage de la grande révolution du débat public, de sa démocratisation et de son pluralisme, le débat économique est en train de vivre une importante mue avec l´ouverture des médias et de l´espace public d´une manière générale, à des voix dissidentes et même critiques par rapport aux voix officielles. Il faut dire pour ceux qui ont connu le débat sur les questions économiques d´avant la Révolution, nous sommes en train de vivre un bouleversement sans précédent. Pour s´en convaincre, il faut se rappeler des pseudo-débats que nous avions par le passé et qui se limitaient à la répétition du discours dominant sans la moindre voix dissidente. Comme si le rabâchage de quelques messages officiels pouvait servir d´argument.

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Noureddine El Aoufi | 25 Juin 2018

Il s'agit d'une dualité générique, une vieille dualité que la théorie classique du développement semble avoir tranché dès sa genèse dans les années 1950 : le développement n'est pas réductible à la croissance. Plusieurs arguments :

(i) La croissance est généralement définie par le produit intérieur brut (Pib), lequel mesure la valeur de la production de biens et services réalisée par les agents résidant sur le territoire national. En revanche, le concept de développement est plus large et renvoie, outre le Pib, à une combinatoire d'indicateurs mesurant la richesse à la fois matérielle et immatérielle.

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Nicolas Moumni | 13 Juin 2018

Se situant dans le droit fil des économistes monétaristes et de la Nouvelle Économie Classique (NEC), Bank Al Maghrib (BAM) vise, dans le processus progressif de flexibilité du Dirham à changer l´ancrage nominal du taux de change au taux d´intérêt en vue de stabiliser les anticipations des agents économiques. Les économistes des anticipations rationnelles (R. Barro, R. Lucas, E. Prescott ou F. Kydland) formulent l´hypothèse selon laquelle les agents économiques sont dotés d´une capacité de calcul et d´anticipations rationnelles tenant compte des informations disponibles leur permettant de déjouer, en adaptant leurs actions (incohérence temporelle), les politiques contra-cycliques publiques.  

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Noureddine El Aoufi | 11 Juin 2018

Je réponds dans ce blog aux questions de Rémy Pigaglio du journal La Croix  (7 juin 2018) sur le boycott de trois entreprises « représentatives» d´un type de capitalisme qu´on pourrait qualifier de rentier, extraverti et dépendant.

Vous attendiez-vous à ce boycott ?

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Noureddine El Aoufi | 28 Mai 2018

Je reprends dans ce blog la troisième et dernière partie de l´entretien que j´ai accordé à Imane Bouhrara et paru dans EcoActu le 24 Mai 2018 (www.ecoactu.ma)

Question : Le Maroc a résolument adopté le mode de pensée libéral, influencé par les directives des institutions de Bretton Woods. Cela n'oriente-il pas d'emblée une quelconque réflexion quant au nouveau modèle à adopter ?

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Noureddine El Aoufi | 28 Mai 2018

Je reprends dans ce blog la seconde partie de l´entretien que j´ai accordé à Imane Bouhrara et paru dans EcoActu le 24 Mai 2018 (www.ecoactu.ma)

Question : Justement quelle démarche faudra-t-il adopter pour faire émerger un consensus sur le futur modèle de développement du Maroc ?

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Noureddine El Aoufi | 28 Mai 2018

Je reprends dans ce blog et dans les deux suivants le texte de l'entretien que j'ai accordé à Imane Bouhrara et paru dans EcoActu le 24 Mai 2018 (www.ecoactu.ma)

Question : Depuis le discours royal d'octobre dernier, nous avons l'impression que rien n'a été fait dans le sens d'une réflexion devant aboutir à l'avènement d'un nouveau modèle économique pour le Maroc. Partagez-vous cette impression?

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Redouane Taouil | 28 Mai 2018

« La croissance est tirée par la demande intérieure ». Cette thèse, très largement partagée, tient lieu d'une clé explicative des performances de l'économie nationale et d'argument de taille en faveur des politiques de l'offre. A force d'être répétée, elle passe pour une évidence placée au-dessus de tout soupçon. Or, l'équation, qui en est la pierre angulaire, renferme des contresens qui la privent de validité et compromettent sa prétention à la pertinence.

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Noureddine El Aoufi | 30 Avril 2018

La campagne de boycott de trois produits (lait, essence, eau minérale) jette une lumière neuve, et non moins crue, sur une troisième « dualité du développement » : la dualité économique entre le privé et le public. Cette dualité renvoie, d'un point de vue qui n'est pas le mien, à des intérêts correspondant à rationalités (logiques, stratégies) différentes, contradictoires, exclusives l'une de l'autre : rationalité individuelle versus rationalité collective, logique marchande versus logique non marchande, stratégies de court terme versus stratégies de long terme, principe d'efficacité et de performance versus principe de justice et d'équité, etc.

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Redouane Taouil | 23 Avril 2018

Les politiques d´offre, proférées aujourd´hui en choeur comme remède à l´insuffisance de la croissance, sont bel et bien mises en oeuvre. Leurs performances contrastent avec les vertus qui leur sont prêtées. La trajectoire de l´économie marocaine durant 2012-2016 se caractérise par un fléchissement de la croissance, une décélération de la demande intérieure, une baisse continue du taux d´emploi et la persistance d´un chômage à forte proportion de jeunes. Après une croissance moyenne annuelle de 4,7 % entre 2000-2011,...

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Noureddine El Aoufi | 16 Avril 2018

Cette seconde « dualité du développement » est souvent mise en scène dans la théorie économique dans des termes qui ont varié au fil de l´histoire. Trois actes dans ce processus.

Acte 1 : l´Etat est le processeur du développement, le concepteur, le maître d´ouvrage, l´acteur quasi exclusif. La scène est primitive : il s´agit de mettre en place d´abord les fondations : les infrastructures physiques, les bâtiments et les travaux publics (routes, chemins de fer, ports, aéroports, etc.), les industries de base produisant les biens d´équipement, mais aussi les services sociaux et les équipements collectifs (écoles, hôpitaux, administration publique). Ce sont des investissements lourds, à maturité longue et à rentabilité sociale que seul l´Etat a la légitimité de mobiliser dans la mesure où il incarne l´intérêt général. Outre une vision stratégique et un cadre institutionnel incitatif, le secteur privé a besoin de ces « conditions initiales » pour investir et pour animer le marché...

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Nicolas Moumni | 10 Avril 2018

L´amélioration récente  des réserves de change  a constitué un argument et un élément conjoncturel favorable dans le processus  d´adoption progressif, par les autorités monétaires marocaines, d´une flexibilité du Dirham. Cependant l´historique de l´évolution de cet indicateur fondamental (graphique ci-après) montre une tendance irrégulière qui a été  marquée par une baisse de 2011 à 2013 liée, notamment, à l´augmentation du déficit intérieur et de la dette extérieure. Cette irrégularité interroge sur la pérennité du niveau adéquat des réserves de change nécessaires à la soutenabilité du nouveau régime de change.   

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Noureddine El Aoufi | 2 Avril 2018

A la suite de mon blog précédent, j´ai reçu quelques commentaires sur les « facteurs externes » dont j´aurai négligé, en citant Abdelaziz Belal, l´efficace qu´ils produisent sur le développement national. Dont acte.

A. Belal souligne, en effet, que « le développement n'est pas possible sans l'élimination des blocages sociaux, politiques et idéologiques qui l'entravent ».

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Redouane Taouil | 26 Mars 2018

« Les hommes d'action qui se croient parfaitement affranchis des influences doctrinales sont d'ordinaire les esclaves de quelque économiste passé ». Cette affirmation de Keynes, éclatante de pertinence, invite à mesurer le poids des opinions et idées dans le façonnement de la réalité et l´orientation des comportements. Sous cet angle, les stratégies de l´offre, que d´aucuns appellent de leur voeux, doivent être interrogées d´autant qu´elles sont au centre du logiciel des politiques conjoncturelles et de la réforme des marchés à l´oeuvre au Maroc.

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Noureddine El Aoufi | 20 Mars 2018

Qu’aurait pu être la contribution de Abdelaziz Belal au débat actuel sur le « nouveau modèle du développement marocain »? Faisons du contrefactuel pour tenter de trouver une “réponse” dans ses deux livres fondamentaux : L'investissement au Maroc (1968) et Développement et facteurs non économiques (1980). Le premier livre définit une « théorie générale du développement » : investissement matériel dans les fondamentaux économiques (infrastructures de base, industrialisation, développement agricole, modernisation de l'artisanat) à partir d'un taux suffisant d'épargne nationale et d'un niveau optimal de consommation de masse.

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Noureddine El Aoufi | 5 Mars 2018

La Politique d'accélération industrielle englobe un ensemble de « plans sectoriels » dont l'essentiel correspond à ce qu'on appelle les nouveaux « métiers mondiaux » : l'offshoring, l'automobile, l'aéronautique, l'électronique, les textiles et cuirs et l'agro-alimentaire.

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Redouane Taouil | 26 Février 2018

« La plupart des hommes cherchent à obtenir des réponses, et non à se pencher sur les questions elles-mêmes ». Le débat en cours sur le modèle de croissance de l´économie marocaine, semble conforter fortement ce propos de Michel Meyer. En effet, la plupart des interventions se placent sous le signe du renouvellement du modèle de croissance mais ne s´interrogent guère sur la nature du régime de croissance à l´oeuvre.

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Noureddine El Aoufi | 19 Février 2018

Une mise en perspective historique de l´action de Bank Al-Maghrib fait apparaître une série de « constantes vitales » définissant un processus évolutionnaire intégrant l´apprentissage, l´adaptation, l´optimisation et l´anticipation, qui ont fondé, jusqu´ici, une certaine efficacité institutionnelle de ses politiques.

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Nicolas Moumni | 19 Février 2018

Le 15 août 1971 le Président américain Richard Nixon suspendit la convertibilité du dollar en or, mettant fin au régime de change fixe adopté lors des Accords de Bretton Woods en 1944. Durant la décennie 1970, les économistes monétaristes, à leur tête Milton Friedman, soutenaient que la flexibilité du régime de change allait permettre les ajustements automatiques des balances des paiements par les variations des taux de change, libérer les banques centrales de la contrainte de constitution des réserves de changes et devait faciliter la conduite de politiques monétaires autonomes.

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Noureddine El Aoufi | 05 Février 2018

La rationalité est un concept fondateur de l´économie néoclassique. Les comportements d´un agent, quel qu´il soit, où qu´il soit sont des comportements gouvernés par la raison. L´agent sait ce qu´il veut, ce qu´il désire, il a des préférences, les informations sont à sa disposition, il calcule, il sait faire les calculs les plus compliqués en temps réel. Grâce à son calcul hédoniste, il peut maximiser sa fonction utilité, prendre une décision optimale fondée sur un choix rationnel, une rationalité absolue.

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Noureddine El Aoufi | 22 Janvier 2018

La science économique se développe et progresse non pas verticalement mais horizontalement (D. Rodrik, Peut-on faire confiance aux économistes ? Réussites et échecs de la science économique, Editions Deboeck Supérieur, 2017).Verticalement, on passe d'un paradigme à un autre (au sens de T. Kuhn) lorsque le « noyau dur » théorique est remplacé par un autre. Dans l'histoire longue de la science économique, il y a eu une remise en cause des fondements du modèle néoclassique par la « critique de l'économie politique » engagée par Marx, qui fut vite neutralisée, précisément par un développement de type horizontal du modèle standard, c'est-à-dire par le desserrement de ses hypothèses secondaires et l'extension de son cadre, de son domaine, de ses méthodes : de la concurrence parfaite on est passé au monopole et au duopole (Bertrand et Cournot), puis, en introduisant l'asymétrie de l'information (Spence, Stiglitz et Akerlof), à la concurrence imparfaite, monopolistique et, aujourd'hui, les « limites de la rationalité » sont  de plus en plus prises en charge par l'économie comportementale, cognitive et neuronale.

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Noureddine El Aoufi | 08 Janvier 2018

L´expérience marocaine en matière de développement des terroirs est largement analysée, à côté d´autres expériences, dans l´ouvrage collectif Terroirs du Sud, vers un nouveau modèle ? Une expérience marocaine (sous la direction de M. Berriane et G. Michon, édition IRD et FLSH de Rabat).

Je voudrai souligner brièvement, à la marge de l´ouvrage, trois séries de questions :

La première a trait à la pertinence du concept de terroir le quel prend, selon les disciplines, des significations plus ou moins différentes, eu égard à la réalité du Maroc.

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Noureddine El Aoufi | 25 Décembre 2017

Comment le secteur privé, les marchés financier et monétaire peuvent-ils contribuer à l'émergence d'un nouveau modèle apte à répondre aux besoins des citoyens ?

Comme je l'ai suggéré dans mes réponses précédentes, l'élaboration d'une stratégie du développement national doit être l'affaire de tous. C'est une oeuvre collective. L'engagement de l'Etat ne saurait être exclusif du rôle complémentaire incombant au secteur privé. Outre la création de richesses, l'entreprise moderne contribue à la régulation du rapport salarial, à l'organisation des relations professionnelles et à l'innovation sociale. Les nouvelles normes de production (emploi qualifié, compétences, travail décent) sont convergentes avec les objectifs du développement humain et inclusif.

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Noureddine El Aoufi | 11 Décembre 2017

Aujourd'hui, comment se hiérarchisent les priorités du développement : croissance, équité sociale, qualité des institutions, régionalisation avancée ? 

S'il faut dire d'un mot la finalité du développement, c'est le bien-être pour l'ensemble de la population, en particulier pour les catégories défavorisées. Au sein de l'économie moderne, la production de richesse, matérielle et immatérielle, est davantage fonction de la qualité du capital humain, du potentiel en termes d'innovation, de l'état des droits. L'éducation, la santé de base, le logement et l'emploi forment non seulement le socle irréductible de biens premiers (au sens de la théorie de la justice), mais c'est aussi et surtout la voie vers le bien-être général et le principe procédural du développement auto-entretenu.

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Noureddine El Aoufi | 27 Novembre 2017

Pour repenser le développement, beaucoup estiment que cela passe par la qualité des institutions mais aussi par le rôle régalien de l'Etat. Dans cette aspiration à un nouveau modèle économique quelle place de l'Etat et de son mode d'intervention? 

L'Etat est l'agent principal du développement, c'est une leçon importante de l'histoire longue. La Constitution de 2011 recontextualise le rôle de l'Etat en termes stratégiques et polarise ses modes d'intervention autour du « droit au développement ». De ce point de vue, force est de constater que l'engagement de l'Etat sur ce sentier reste inhibé pour plusieurs raisons.

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Noureddine El Aoufi | 13 Novembre 2017

Le discours royal a mis l'accent sur la nécessité de la refonte du modèle économique tel qu'il est actuellement basé sur la demande intérieure. Ne pensez-vous pas que le Maroc a, néanmoins, réalisé une transformation de son modèle à travers l'industrialisation, l'émergence de nouveaux métiers mondiaux, l'essor technologique, etc.?

Soyons clairs. Etablir aujourd'hui un constat d'échec du « modèle » (j'insiste sur les guillemets) de développement à l'oeuvre, ne signifie pas qu'il faille, pour autant, faire table rase et s'évertuer à inventer un modèle alternatif. Les politiques économiques menées jusqu'ici n'ont pas été sans effets, sans conséquences, elles ont produit des irréversibilités et créé ce qu'on appelle, dans le jargon, une « dépendance du chemin ».

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Noureddine El Aoufi | 30 Octobre 2017

Le Discours royal du 13 Octobre 2017 devant le Parlement a sonné comme un coup de tonnerre. Le modèle de développement à loeuvre a atteint ses limites. Il y a lieu de concevoir un « nouveau modèle de développement mieux adapté aux évolutions et au contexte (...) selon une approche participative, incluant l'ensemble des composantes du pays, comme l'ont été d'autres chantiers d'importance stratégique comme la réforme de la Constitution en 2011 ou encore le projet de la régionalisation avancée ».

Le débat est ouvert. Je reçois de Imane Bouhrara, rédacteur en chef adjoint à Finances News Hebdo une série de questions faisant retour sur les conditions du développement national et pointant les perspectives (publié le 24 Octobre 2017).

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